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Ce jeu consiste à découvrir, dans une grille de lettres, des genres de plantes écrits dans tous les sens. Les lettres restantes, remise dans l'ordre, donnent un mot supplémentaire répondant à une définition botanique.
"Un grain de sénevé* [...] est la plus petite de toutes les semences; mais, lorsqu'il est crû**, il est plus grand que tous les autres légumes et il devient un arbre; de sorte que les oiseaux du ciel viennent se reposer sur ses branches".
(* Sénevé: moutarde noire - ** Crû: du verbe croitre !)
[voir son site "Le Scribarium d'Olivier Clerc"]
Déjà utilisés pour combattre la douleur et la fièvre au temps d'Hippocrate, les feuilles de Saule furent à l'origine du médicament le plus célèbre et le plus consommé: l'aspirine.
Au XVIIIe siècle, alors que l'écorce de Quinquina était un remède fort cher, un pasteur du comté d'Oxford remarqua que l'écorce de Saule était un remède aussi efficace contre la fièvre et livra son observation à la Royal Society en 1763. C'est en 1828 que Büchner, à Munich, isola le principe actif, la salicine, retrouvée ensuite dans d'autres plantes en particulier chez la Reine-des-prés, utilisée traditionnellement contre la fièvre. L'acide salicylique fut synthétisé chimiquement par Kolbe en 1860, ce qui diminua fortement le coût du remède. L'aspirine en est un dérivé, découvert par Hofmann en 1898, l'acide acétylsalicylique, plus digeste que l'acide salicylique. Les plantes ont, ici encore, fourni un remède qui fut amélioré par la chimie.
Les propriétés de l'aspirine sont nombreuses, selon les doses utilisées: anticoagulant pouvant prévenir l'infarctus du myocarde et les tromboses cérébrales, fébrifuge, ainti-inflammatoire soulageant les rhumatismes articulaires.
Malgré son utilisation massive, ses mécanismes d'action et le danger de son utilisation incontrôlée commencent seulement à être entrevues.
Curieusement, on a découvert que chez certaines plantes (Tabac et Concombre), la teneur en acide salicylique augmente à la suite d'une attaque parasitaire, cette substance pouvant ensuite induire la synthèse de protéines de défense.
[Le Génie Végétal, Marcel Bournérias, Christian Bock, Nathan 1992 (voir bibliographie)]
De nos jours, l'ortie a très mauvaise réputation. Et pourtant, il faut se souvenir qu'il n'y a pas très longtemps, plusieurs siècles de "cohabitation" sans nuages ont existé entre elle et nous, et reconnaissons le, l'homme a fait partie de la longue liste des profiteurs de l'ortie. Elle avait droit de cité incontestable dans l'alimentation du bétail. Elle a été abandonnée au profit notamment, entre autres, de nourritures animales... Bonjour la vache folle !
Même pour notre subsistance, elle était présente. Lorsque, à la sortie de l'hiver, les stocks alimentaires étaient épuisés, l'ortie apparaissait dès le mois de mars, verte et tendre à souhait. Son caractère urticant ne gênait nullement nos aïeux qui profitaient de sa haute valeur nutritive... En soupe, en gratinée, au naturel ils la cuisinaient de toutes les façons. Nos grands maîtres en Art Culinaire l'ont remise à leurs menus et nos analyses actuelles confirment l'attirance empirique de nos grands pères : l'ortie est bien plus riche en fer que l'épinard et beaucoup plus en protéine que le soja.
Et pour la leçon, on aurait pu suivre les petites bêtes, car même si l'ortie pique, et c'est là son plus vilain défaut, les insectes inlassablement la fréquentent toujours et ne l'ont jamais abandonnée. Véritable Hôtel-restaurant, une touffe d'ortie héberge et alimente nombre de papillons (Vanessa cardui, Inaches io ou autres Ecailles marte artia caja). Elle est le rendez-vous de tout un joli monde de coléoptères (Phyllobe de l'ortie parmi les charançons) et un refuge de premier choix pour d'autres insectes. Plus de 150 à la fréquenter et chacun en tire avantage à sa façon (cicadelles, psylles, etc...). La tige est parfois sucée par de gros pucerons. Et tout ce monde attire à son tour la cohorte des prédateurs: les Ichneumons, proches parents des guêpes, viennent paralyser les chenilles; les coccinelles se gavent de ces pucerons, pour peu qu'elles arrivent à déjouer la surveillance des fourmis. Et bien d'autres, dont les escargots, amateurs de feuilles qui sont surveillés par quelques carabidés pour un éventuel repas nocturne.
Vous voyez que, si l'homme a vécu longtemps avec l'ortie (même pour confectionner avec sa fibre des tissus... et des dollars!) l'entomologiste lui doit sa juste reconnaissance […].
[Jean-Claude Bouchard- SDNO]
Le cacao fut découvert par les espagnols lors de la conquête de l'Amérique. Les Mayas et les Aztèques l'utilisaient comme monnaie d'échange, nourriture, boisson, médicament, aphrodisiaque.... En 1519, lorsque Cortès débarqua au Mexique, il goûta un breuvage appelé "xocoalt", mélange de cacao et de piment. Malgré le goût très amer, Cortés remarqua qu'après en avoir bu il pouvait voyager toute la journée sans fatigue. Il fit expédier du cacao à Charles Quint, roi d'Espagne. Le succès ne fut pas immédiat, mais arriva lorsque quelqu'un eut l'idée d'associer le cacao à du sucre pour en faire une boisson douce et gourmande !
La clémentine vit le jour à la fin du XIXe siècle près d'Oran, en Algérie. En observant des enfants jouer, le père Clément, responsable d'un orphelinat et moine agronome, aperçut un arbre fruitier qu'il ne connaissait pas et dont les fruits ressemblaient à des mandarines.... Par croisement entre la mandarine et l'orange amère, il tenta alors de reproduire ce que la nature avait réussi. Après de nombreuses tentatives, il obtint un fruit plus coloré, plus doux que la mandarine et presque sans pépins: la clémentine était née !
L'oignon a toujours été considéré comme une denrée à part, légume autant que condiment, aliment autant que médicament. Cultivé par l'homme depuis longtemps, l'oignon apparaît dans toutes les civilisations : symbole de l'intelligence dans l'ancienne Chine, aliment quasiment magique en Chaldée et si essentiel pour les Egyptiens qu'ils ne partaient pour l'au-delà que nantis d'une provision d'oignons.
Mettre tous les ingrédients dans un bocal hermétique et bien mélanger.
Faire macérer 48 heures.
Filtrer et mettre en bouteilles.
Peut se conserver plusieurs années....
(A consommer avec modération !)
(a) On peut utiliser soit de l'alcool pour fruits à 45°,
soit de l'alcool à 90° acheté en pharmacie (moins
cher) en le coupant de moitié avec de l'eau minérale
neutre.
(b) Conseil: il est préférable d'utiliser de l'estragon
cueilli en fin de saison (août), car il est plus parfumé
qu'au printemps. Mais ce n'est pas une obligation....
* Artemisia dracunculus L. - Estragon - Famille des Astéracées
Dans un fait-tout, faire revenir à feu vif l’oignon émincé dans l’huile d’olive. Surveiller souvent pour éviter qu’ils ne brûlent au fond. Pendant ce temps, couper séparément les légumes* en dés d’environ 2 cm de côté. Quand les oignons sont bien dorés, ajouter les poivrons et les laisser bien frire. Ajouter ensuite successivement les aubergines, la courgette, les tomates épépinées, dans cet ordre. Saler, poivrer et ajouter les herbes aromatiques avec discernement. Ecraser l’ail et bien mélange le tout. Laisser mijoter à feu doux pendant 1/2 heure avec un couvercle.
La ratatouille se consomme chaude ou tiède, accommode agréablement toutes les viandes rouges et blanches et les volailles, ou simplement nature. Elle peut aussi garnir une omelette ; un régal !
* Au sens culinaire du terme, sachant que beaucoup de légumes ne sont pas des "légumineuses" au sens strict (famille de fabacées ou papilionacées).
Faire cuire tous les légumes et le petit salé dans 1,5 l d’eau, avec 1 c. à café rase
de gros sel (ou un peu moins selon le goût). Laisser à ébullition (1) environ 1 heure sans
couvercle (goûter les haricots coco) en mélangeant de temps en temps. Ajouter un peu d’eau si la soupe
semble trop épaisse. Rectifier le sel éventuellement et poivrer modérément.
Préparer le pistou : hacher finement le basilic et l’ail et finir au mortier avec la tomate puis le
gruyère râpé. Lier en pommade avec l’huile d’olive.
Ajouter la préparation à la soupe très chaude et bien mélanger immédiatement
pour éviter que le fromage ne s’agglomère.
Ajouter ensuite les spaghettis (2) coupés en 2 et laisser bouillir le temps nécessaire pour la
cuisson des pâtes (voir paquet).
* Important : en vue d’une congélation future de la soupe au pistou, ne pas ajouter les pâtes tout de suite. On les ajoutera après décongélation, après avoir porté la soupe à ébullition.
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