Accueil
Introduction PhotoBotanica

Définitions:

Botanique
(du grec botanon, plante) n. f. et adj. 1. n. f. Science qui traite des végétaux. 2. adj. Qui concerne les végétaux, l'étude des végétaux. Un jardin botanique, où sont réunies les plantes que l'on veut étudier. Un végétal «parfait» est caractérisé par : des parois cellulaires cellulosiques, rigides à un stade de la vie de l'individu; la présence d'au moins un type de chlorophylle, donc de la fonction chlorophyllienne; un cycle de reproduction sexuée dans lequel la phase haploïde peut être représentée par des individus très organisés et menant une vie indépendante. La botanique étudie les algues, les bryophytes («mousses»), les cryptogames vasculaires, les phanérogames (gymnospermes et angiospermes), qui sont toutes des plantes chlorophylliennes, et les champignons. Science biologique, la botanique se subdivise en morphologie, anatomie, physiologie, cytologie, histologie, etc., auxquelles on ajoute l'épithète végétale. Elle représente la base scientifique de l'agronomie. Le terme botanique s'applique de plus en plus uniquement à la morphologie et à l'anatomie végétales.
[Le Dictionnaire Hachette 1992]
Les êtres vivants

Bien que la vie elle-même soit difficilement définissable, chaque être vivant peut du moins être caractérisé comme une structure d'existence temporaire formée à partir d'un germe issu lui-même d'un autre être semblable ou presque. Ce germe subit un développement en obéissant à un programme qu'il renferme en lui. Ce développement s'accompagne le plus souvent d'une croissance, c'est à dire d'une augmentation souvent énorme de la masse de l'individu. Une pareille augmentation est possible grâce à la faculté d'assimilation de matières du milieu externe qui sont élaborées puis incorporées à l'être vivant par lui-même.... L'être vivant est ainsi, suivant l'expression de Cuvier, le siège d'un constant "tourbillon vital". L'ensemble des processus qualitatifs du développement et des processus quantitatifs de la croissance conduit l'être vivant à l'état adulte, pendant lequel il est apte à produire de nouveaux germes, sources de nouvelles générations.
[Grande Encyclopédie Alpha des Sciences et des Techniques - Ed. Grange Batelière 1974 - Botanique]

Les Végétaux

Alors que, pour se nourrir, les animaux doivent manger d'autres animaux ou des végétaux, les plantes utilisent directement les sels minéraux du sol et le carbone de l'air. Ce sont des autotrophes capables, en particulier, de fabriquer des glucides grâce à l'énergie solaire. Les végétaux sont ainsi le support de toute vie animale; sans les plantes, les animaux ne pourraient vivre puisqu'ils sont incapables de fabriquer tout ou partie de leurs constituants. Cette faculté de synthèse se traduit, au niveau cellulaire, par la présence d'éléments particuliers appelés plastes et dont est toujours dépourvue la cellule animale.

Quant à la captation de l'énergie solaire (photosynthèse), celle-ci est rendue possible par la présence de pigments assimilateurs, dont le plus connu est la chlorophylle. La couleur verte de l'ensemble des plantes est due à ce pigment. La présence de chrorophylle est un des caractères fondamentaux du monde végétal. Il permet de distinguer, aux frontières des mondes animal et végétal, ce qui appartient aux végétaux de ce qui appartient aux animaux. Remarquons, toutefois que ce caractère n'est pas absolu (bactéries, champignons....).

Un autre trait fondamental des végétaux est la présence autour de chaque cellule d'une enveloppe semi-rigide d'un glucide particulier, la cellulose. Après celle de la chlorophylle, la présence d'un squelette cellulosique est le second caractère qui oppose les végétaux aux animaux.
[Abrégés de Botanique - J.L. Guignard - Ed. Masson 1989]

Haut de page

Les botanistes célèbres:

Voici les principaux personnages qui ont marqué leur temps au cours des siècles en développant des concepts sur la botanique, basés sur des observations de la nature.

Andrea Cesalpino, dit André Césalpin en français [1519-1603]
Médecin et naturaliste italien. Il fut le premier qui postula la reproduction sexuée chez les végétaux. Il accorda la plus grande attention à la structure des fruits dans son "De plantis" paru en 1583.
Césalpin
Tournefort
Joseph Pitton de Tournefort [1656-1708]
Voyageur et botaniste français. Précurseur de Linné, il établit la première classification des plantes reposant sur la nature de leurs fleurs. En publiant en 1694 ses "Eléments de botanique", Tournefort inventoria le règne végétal suivant un système qui ne fut détrôné que par la methode naturelle d'A.L. de Jussieu, un siècle plus tard.
Augustin Pyrame de Candolle [1778-1841]
Botaniste suisse. Ses travaux (Système naturel des végétaux, 1817) l'imposèrent comme l'une des grandes figures de la science botanique. Il créa la morphologie des plantes à fleurs, répandit l'usage de la méthode naturelle et fut l'un des plus féconds descripteurs de taxons nouveaux.
Condolle
Darwin
Charles Darwin [1809-1882]
Naturaliste anglais, le père des théories modernes sur l'évolution des êtres vivants. Les vues originales qu'il a développées dans son célèbre ouvrage De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle (1859) et dans plusieurs autres sur la variabilité des espèces animales et végétales d'après ses innombrables observations, forment un corps de doctrine transformiste appelée darwinisme.
Johann (Gregor) Mendel [1822-1884]
Religieux et botaniste autrichien. Augustin, prêtre en 1848, professeur à Brünn en 1853, il entreprit en 1856 ses expériences d'hybridation végétale, et en 1866 énonça ses lois qui fondent la science génétique. Mais il fallut attendre l' année 1900 pour que son ouvrage " " soit révélé au public des biologistes.
Mendel
Eichler
A.W. Eichler [1839-1887]
Il étudia la morphologie de l'appareil reproducteur de l'ensemble des phanérogames (plantes à fleurs). Il travailla aussi à la systématique des plantes du Brésil.
Antoine Laurent de Jussieu Antoine-Laurent de Jussieu a élaboré une classification des végétaux allant à l'encontre de celle de Linné.
Antoine-Laurent de Jussieu [1748-1836]
Neveu d'Antoine, de Bernard et de Joseph de Jussieu (voir ci-contre), né à Lyon en 1748, mort en 1836, vint à Paris en 1765, pour terminer ses études sous la direction de son oncle Bernard y prit en 1770 le grade de docteur en médecine, suppléa quelque temps Lemonnier dans sa chaire de botanique au Jardin du Roi, fut nommé en 1777 démonstrateur dans le même établissement à la place de son oncle et fut admis en 1773 à l'Académie des sciences.

En 1789, il publia le Genera Plantarum secundum ordines naturales disposita, livre admirable, "qui fait, dit ,dans les sciences d'observation, une époque peut-être aussi importante que la chimie de Lavoisier dans les sciences a d'expérience." Il y applique à tout le règne végétal une méthode de classification naturelle (ou du moins visant à l'être). En 1784, il fit partie de la commission choisie au sein de la Société royale de Médecine pour l'examen du magnétisme animal : ne pouvant s'accorder avec ses collègues sur l'appréciation des faits, il refusa de signer leur rapport, et en publia un particulier pour expliquer et motiver son refus : il y reconnaît la réalité des effets singuliers produits par Mesmer, et les attribue à l'action de la chaleur animale. De 1790 à 1792, il fut membre de la municipalité de Paris, et chargé, à ce titre de l'administration des hôpitaux et hospices. En 1804, il fut nommé professeur à la Faculté de médecine de Paris: mais, en 1822, il se vit arbitrairement privé de cette chaire. En 1826, l'affaiblissement de sa santé et de sa vue l'engagea à se démettre de ses fonctions de professeur au Muséum; mais il conserva jusqu'à sa mort toute la netteté de son esprit. Depuis la publication de son Genera, il était sans cesse occupé de perfectionner ce grand travail : les résultats de ses recherches à ce sujet ont été consignés dans une suite de Mémoires remarquables; mais il n'a pu, comme il le voulait, donner une nouvelle édition de son ouvrage. On doit encore à Ant. Laurent une suite de notices sur l'histoire du Muséum, et un grand nombre d'articles de botanique dans le Dictionnaire des sciences naturelles, parmi lesquels on remarque surtout l'article sur la méthode naturelle.

Adrien de Jussieu [1797-1853]

Fils d'Antoine-Laurent, né à Paris en 1797, mort en 1853, il continua l'illustration de cette famille. Il remplaça son père dans sa chaire de botanique au Muséum en 1826, et fut reçu en 1831 membre de l'Académie des sciences. En 1845, il suppléa à la SorbonneAug. de St-Hilaire comme professeur d'organographie végétale; il continua ce cours jusqu'à sa mort avec un succès remarquable. Ses principaux ouvrages sont : sa Thèse sur la famille des Euphorbiacées, 1824; une Monographie des Rutacées, 1825; un Mémoire sur le groupe des Méliacées, 1830; la Monographie des Malpighiacées, 1843, oeuvre capitale, à laquelle il avait travaillé 14 ans; un excellent Traité élémentaire de botanique, rédigé pour les collèges, 1840; un petit traité de taxinomie botanique, publié en 1848 dans le Dictionnaire universel d'histoire naturelle. On a en outre de lui un grand nombre de Notices ou Rapports insérés dans divers recueils.

Carl von Linné [1707-1778]

Fils d'un pasteur passionné de botanique, Carl von Linné s'intéresse très tôt au règne végétal. Malgré cet attrait pour les sciences naturelles, il entame des études de médecine à l'université de Lund en 1727, qu'il poursuit à Uppsala l'année suivante. Il n'obtiendra le titre de médecin qu'en 1735 dans une petite université néerlandaise et n'aura l'équivalence dans son pays que grâce à ces relations. En 1729, il rencontre Peter Artedi (1705-1735) et entreprend avec lui la classification des êtres naturels.

Carl von Linné
Linné se réserve les oiseaux, les insectes et les fleurs, laissant à Artedi les espèces qu'il considère comme répugnantes, comme les reptiles ou les poissons, et les plantes ombellifères. Il se rend d'abord en Laponie puis il séjourne aux Pays-Bas de 1735 à 1738. En 1738, Linné rentre en Suède et exerce la médecine durant trois ans. C'est à cette période qu'il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Il obtient en 1741 la chaire de médecine de l'université d'Uppsala. L'année suivante, il abandonne cette chaire pour celle de botanique. Particulièrement féconde, la carrière de Linné s'achèvera en le 10 janvier 1778 après quatre ans de maladie.
Les anciens classaient les plantes selon des critères qui leurs semblaient efficaces pour prédire des actions bénéfiques sur l'homme. On retient de cette époque quelques distinctions générales comme les médicinales et les aromatiques qui ont encore du sens aujourd'hui. À partir du 16ème siècle, la société change et des questions importantes comme la place de l'homme dans l'évolution deviennent de profondes interrogations. Andrea Cesalpino (Italie, 1519-1603) fut le premier à classer 840 espèces selon leurs organes de reproduction. Les botanistes poursuivront cette piste avec des chercheurs prestigieux comme J.P. de Tournefort (France, 1656-1708) en distinguant les végétaux supérieurs et inférieurs sur des critères floraux.
Cette tendance trouve sa reconnaissance et son plein développement avec Carl von Linné et sa méthodus sexualis (1737) qui départage les grands groupes de plantes et met la dénomination binomiale à l'honneur. Si la classification des plantes de Linné, basée sur le nombre d'étamines, ne lui a pas survécu, elle n'en reste pas moins le premier essai du genre. Le XVIIIe siècle a vu les découvertes de nouvelles espèces se multiplier et bientôt submerger botanistes et zoologistes. Linné leur a fourni un ordre et un langage. Car outre une recension complète des espèces, Linné a également inventé la nomenclature dite " binomiale ", toujours en vigueur aujourd'hui. Chaque espèce est ainsi désignée par deux noms, un nom générique commun à plusieurs espèces voisines et un nom spécifique différent pour chaque espèce du groupe. Pourtant, malgré cette formidable contribution à la science, Linné niait l'évolution. Cependant, l'acclimatation de certaines plantes marque les limites de la théorie fixiste selon laquelle chaque espèce vivante est immuable et ses expériences d'hybridation amènent Carl von Linné à faire de l'origine des espèces un problème scientifique.
Carl von Linné

Linné, prince des botanistes, fit au début de sa carrière un voyage en Laponie et écrivit une "Flora lapponica". Ci-contre, il est représenté vêtu d'un costume lapon sur ce portrait extrait du Temple of Flora (1799) de R.J. Thornton.

Les frères Jussieu

Antoine de Jussieu, naturaliste, né à Lyon en 1686, mort en 1758, était fils d'un apothicaire et manifesta de très bonne heure un penchant invincible pour l'étude de la botanique. Après s'être fait recevoir docteur en médecine à Montpellier, il vint en 1708 à Paris, puis fit un voyage botanique en Normandie et en Bretagne, fut nommé à son retour professeur de botanique au Jardin du Roi, en remplacement de , enseigna la même science à la Faculté de médecine de Paris, en même temps qu'il exerçait avec grand succès comme médecin. Il fut admis en 1711 à l'Académie des sciences.
Antoine de Jussieu fit de savantes excursions dans la France méridionale, l'Espagne, le Portugal, les résultats de ses travaux dans les Mémoires de l'Académie des sciences. Il a aussi publié à part quelques petits ouvrages, notamment un Discours sur les progrès de la botanique, Paris, 1718. On lui doit une édition des Institutiones rei herbariae de Tournefort augmentées d'un Appendice (Lyon, 1719), et la publication des planches botaniques de Barrelier, auxquelles il joignit un texte (1714, in-fol.). En 1772, le docteur Grendoger de Foigny publia, sous le titre de Traité des vertus des plantes, un cours de matière médicale qu'A. de Jussieu avait professé à la Faculté de médecine de Paris. C'est Antoine de J. qui fit le premier connaître la fleur et le fruit du caféier.

Bernard de Jussieu, frère du précédent, né à Lyon en 1699, mort à Paris en 1777, accompagna Antoine dans son voyage botanique en Espagne et au Portugal, se fit recevoir docteur à Montpellier en 1720, et succéda en 1722 à Vaillant dans les fonctions de démonstrateur de botanique au Jardin du Roi. En 1725, il publia une édition augmentée de l'Histoire des plantes des environs de Paris, de Tournefort. Ce livre, encore estimé aujourd'hui, le fit admettre à l'Académie des sciences, quoiqu'il fut âgé seulement de 26 ans. Aucun naturaliste de son temps n'a plus ni mieux su. Cependant il publia peu, et il se borna à donner quelques Mémoires, très remarquables à la vérité, dans le recueil de l'Académie des sciences. Mais cet homme qui écrivait si peu méditait sans cesse sur les lois qui régissent les êtres organisés, et sur les rapports par lesquels ils se lient les uns aux autres : chargé en 1758 de diriger la plantation d'un jardin botanique à Trianon, au lieu de suivre pour cette opération le système de , presque exclusivement adopté à cette époque, il distribua les plantes suivant une méthode naturelle, basée sur l'ensemble de leurs rapports. Cette méthode est la première esquisse de celle qu'Ant. Laurent, son neveu, publia par la suite. Bernard de Jussieu est un de ceux qui ont le plus contribué à l'accroissement du Muséum d'histoire naturelle : on remarque au Jardin des Plantes un cèdre du Liban qu'il apporta dans son chapeau en 1734, et qui est devenu le plus grand arbre du jardin.

Joseph de Jussieu, frère des précédents, né à Lyon en 1704, mort en 1779, se livra aussi dès sa première jeunesse à l'étude des sciences. A la fois ingénieur, naturaliste et médecin, il accompagna, en qualité de botaniste, les astronomes qui allèrent en 1735 au Pérou mesurer un arc du méridien. Après que ses collègues furent repartis pour l'Europe, il continua de parcourir l'Amérique méridionale pour y poursuivre ses recherches d'histoire naturelle et ne revint en France qu'en 1771, après 36 ans d'absence. Mais sa santé avait reçu de profondes atteintes et il mourut sans avoir pu rédiger les mémoires de ses voyages. Il avait envoyé ou rapporté au Jardin du Roi un grand nombre de graines et d'échantillons de végétaux. On lui doit la découverte de l'héliotrope du Pérou. Depuis 1743, il appartenait à l'Académie des sciences.

Bernard de Jussieu
Sir Joseph D. Hooker [1817-1911]
Botaniste et explorateur anglais, ami personnel de Darwin (portrait ci-contre);
Robert Brown [1773-1858]
Botaniste écossais;
John Lindley [1799-1865]
Botaniste anglais;
George Bentham [1800-1884]
Botaniste anglais;
Hooker

Grands descipteurs de groupes et d'espèces nouveaux et auteurs d'ouvrages généraux essentiels.

Haut de page

Mon intérêt pour la botanique:

Historique

Depuis mon plus jeune âge, je m'intéresse à la Nature sous toutes ses formes. Enfant, à l'occasion de sorties ou vacances avec mes parents, je ramassais toutes les belles pierres que je découvrais sur le chemin. Parallèlement, je récoltais les plus beaux spécimens végétaux que je faisais sécher entre des journaux après en avoir déterminé le nom scientifique en m'aidant de la vieille flore de mon père. C'est d'ailleurs lui qui m'a inculqué, à l'origine, l'amour des plantes. Ce n'est qu'après une période de stagnation d'une quinzaine d'années que j'ai redécouvert la botanique, lors de deux stages photo à Val d'Isère, séjours orientés vers la découverte de la montagne en été. Ce fut une véritable révélation, motivée entre autre par les compétences d'éminents botanistes animateurs. De plus, ce fut l'occasion rêvée pour commencer sérieusement l'élaboration d'un "herbier" photographique sur diapositives. Les avantages de ce type de collection sont multiples, par rapport à l'herbier classique de plantes séchées:

Les photographies présentées sur ce site sont issues de cette collection.

La base de données:

Equipé depuis 1996 d'un microordinateur moderne, j'ai pu y développer une base de données très complète (sous Microsoft Access) et en perpétuelle évolution. Je n'y introduis que les espèces que j'ai photographiées moi-même sur le terrain. Plus de 1500 espèces différentes sont représentées à l'heure actuelle. Les photographie (diapositives, puis photos numériques depuis 2006) sont en cours de numérisation pour être incorporées à la base de données.

Mes spécialités:

Forte de plus de 17.000 espèces, la flore de France est si vaste qu'une étude poussée complète est pratiquement impossible, surtout lorsque cette activité n'est qu'un loisir parmi d'autres à côté d'une vie professionnelle bien remplie. C'est pourquoi j'ai choisi quelques spécialités et sujets de recherche:

(ce qui représente déjà un rayon considérable !)

Haut de page

Ecrire à l'auteur Dernière mise à jour le